Eourres

jour 1

Après quelques escapades dans le Trièves, nous avons passé le fameux col de la Croix Haute, rejoignant ainsi le début de la Provence. Nous retournons à Eourres pour la troisième fois. Ce magnifique village isolé pourrait gagner le prix 2017 de « Où fait il bon vivre quand on est un hippie? ». Mais arrêtons ici la stigmatisation, les villageois voisins s’en occupent déjà bien assez. Dès le premier jour on a pu voir une démonstration d accro-yoga, un âne qui se fait soigner grâce au Reiki, quantité de sarouels et de paquets de rouloche.

Réveil très froid, glace sur le pare-brise.

Rencontre avec nos co-woofer et compagnons de champs. Eourres et ses échanges de bons procédés : « tu descends à la vallée, tu peux me ramener des médocs en remontant? ». A l’entrée du village un tableau noir sur lequel on peut noter les trajets, les horaires des ateliers organisés  tous les jours (danses traditionnelles, yoga, méditation), les concerts quasi-improvisés…

Notre hôte est Bernadette, un des personnages centraux d’Eourres. Elle fait pousser de très bons légumes qu’elle vend aux marchés  de Gap et de Sisteron. Nous travaillons sur deux lieux avec des serres prenant des allures de jungle européenne avec ses vignes et ses bourses a pasteur.

On y trouve des cebettes et du persil, une vision de paradis avec 3 naïades qui lavent des légumes entre les rayons du soleil et le ruisseau. Un déjeuner au bord de la cascade, des plantages de piquets, réparation de serre, retrouvailles avec Jeff et ses chèvres, Sylvain le néo maraîcher et ancien grimpeur. Autre fait remarquable à Eourres, le magasin de Bernadette est en libre service : tout le village peut venir se servir dans la chambre froide en légumes frais et chacun note ses consommations sur son ardoise.

jour 2 : réveillés par deux ânes échappés qui tournent autour du van et tentent de brouter les plantons, plein d’épinards cachés sous une forêt de broussailles. Conversations sociologiques en ramassant des radis, Melba l’ânesse va mieux (peut être un peu grâce à la chanson que son maître lui a composé Melba Yala), la Bio Coop, épicentre commercial du village, on y trouve toutes les huiles essentielles possibles , produits sans gluten… Un gamin de 4 ans qui donnait un concert de jazz manouche – didgeridoo devant le platane central.

 

jour 3 : promenade avec Nalid le berger. Avec son troupeau de chèvres on est allés crapahuter dans les montagnettes autour d’Eourres. 
On est accompagnés de deux chiens rabatteurs : Bergère le berger des Pyrénées et de Hoopi le patou (qui nous a un peu fait peur au départ, mais avec qui nous avons fini par nouer une camaraderie cordiale).
Nalid nous apprend toutes sortes de noms de plantes. On a même goûté des feuilles d’alisier, ça se mâchonne comme du chewing-gum .
     
A la coloc des woofeurs et stagiaires : moments chouettes et discussions autour du féminisme, du veganisme et de l’antipsychiatrie. Tout le village y passe, que ce soit pour profiter d’internet ou du café, pour chercher un conseil, de la compagnie. Nous parlons de ces films qui ressemblent au village : Captain Fantastic, la Belle Verte.
Pour finir cette belle journée ensoleillée, nous redescendons de notre village perché pour faire quelques voies d’escalade. On monte au dessus de Barret, puis on marche longuement vers le col de St Ange. L effort est récompensé par une vue époustouflante sur toutes la vallée de la Méouge. Belle dalle avec cannelures, le tout servi sur un calcaire impeccable.

 

Jour 4 : Dimanche = repos

 

Une réflexion sur “Eourres

  1. Pingback: Le Trièves | Mousse ta route

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